
Comme deux citoyens de la musique partageant depuis leur enfance le goût
des autres quand ils dansent...armés d’un violon et d’un accordéon,
tranquillement appuyés sur leurs cultures respective (Le Poitou, l’Auvergne)
et sur leurs penchants communs pour une musique de caractère composée ou
apprise des anciens, les voilà qui se re-trouvent comme ils s’étaient quittés.
Des vrais gamins... qui vivent dans le partage de la musique et la spontanéité
conférée par les danseurs qui mouillent la chemise sur le parquet. Spécialistes
ou pas des bourrées, des avant-deux, des scottischs et autres danses pour
frapper (le sol) ou parler (avec les mains), si l’envie de glisser son corps
dans le son « pur acoustique » de leurs binious vous prend , la fièvre
peut monter...
Un parcours similaire dans deux régions : le Poitou et l’Auvergne. Benoit
Guerbigny et François Breugnot ont tous les deux fait le choix d’être
musiciens professionnels dans les années 90 ; En partenariat avec les
Associations Métive pour le Poitou et l’Amta pour l’Auvergne, ils ont
partagé leur expression originale des répertoires de musiques et de danses
traditionnelles, tout d’abord dans un cadre d’enseignement puis lors de
nombreux concerts en régions et en France. En apprivoisant ces répertoires
spécifiques, ils ont su développer un style personnel soit dans les
arrangements et l’interprétation, soit dans la création. Aujourd’hui
musiciens référents au violon ou à l’accordéon diatonique, le choix de
travailler ensemble sur ce nouveau projet les a conduit tout naturellement a
axer leur musique sur un choix artistique précis.
Le contenu artistique
En s’appuyant sur leur connaissance respective du matériaux des musiques et danse traditionnelles du Poitou et d’Auvergne, en confrontant les deux styles musicaux pour en apprécier les similitudes et différences, ces deux musiciens ont choisit de travailler sur la musique à danser en lui donnant une forme particulière.Que ce soit d’ailleurs dans la ré-interprétation de pièces traditionnelles ou dans leur création originale respective, ils ont la volonté d’alterner espace d’improvisation avec d’autres espaces plus arrangés.Si le projet était uniquement tourné vers les musiques a écouter, cet angle de jeu serait plus anodin, mais ici ce choix sans alternative doit exister pour la danse sans que le danseur perde le fil de la danse .L’habitude d’une pulsation issue d’une ligne mélodique simple est prise depuis de nombreuses années par les danseurs,i l s’agit donc de leur proposer de nouveaux appuis pour la danse et tout cela bien sûr sur scène sans aucune préparation, d’ou la difficulté.