KOYI BAAT NAHI


Les musiciens pakistanais du Pastoral Beluchi Group venus en Gâtine en 2002 reviennent en mai 2010 pour rencontrer les musiciens du Trio Guerbigny. A l'issue de quelques jours de résidence à Secondigny, ils vous font partager leur rencontre musicale : Koyi Baat Nahi (pas de problème en Ourdou).
Des chants de
berger du Balouchistan ponctués des accords de l'accordéon diatonique, du
saxophone, de la guitare et du violon. Des airs du Poitou accompagnés au rubab,
au dhol, au benjo et à la tempura. Des voix qui se répondent, des timbres qui
se frottent, des improvisations qui se rencontrent pour donner naissance à de
nouveaux paysages sonores. Tout cela avec le plaisir évident de la découverte,
de la complicité et de l'émotion. L'avant-deux et la danse du chameau de
connivence...
Avec le Trio Guerbigny: Benoit Guerbigny, Aurélien Tanghe et Gabriel Lenoir, en compagnie de Robert Thébaut ; et le Pastoral Beluchi Group : AkhtarChannal, Raja Ba Jan, Yameen Salahi et Zahid Muhammad.
le jeudi 13 mai 2010, à 21h concert à la salle Alauna 21 à Secondigny Tarifs : 8 €, 6 € réduit (adhérents CACEF et Gonzo, étudiants, demandeurs d'emploi, - de 16 ans), gratuit pour les -12 ans
le vendredi 14 mai 2010, à 20h30 concert au Théâtre de la Fondation Alliance Française 101 bd raspail Paris 6ème Entrée libre
le lundi 17 et mardi 18 mai 2010 au collège du Marchioux de Parthenay (séances scolaire)
le mardi 18 mai 2010 à 18h45 Apéro Concert et Pique nique partagé au Foyer des Jeunes Travailleurs (FJT) de Parthenay (79) Entrée libre (pensez à votre panier)
Rens : 05 49 94 63 60
« Juin
2001, 40 degrés, une chaleur moite, 4 heures de décalage horaire, 24 heures de
transport… une grosse pichenette pour nos corps.
Une lumière, des odeurs, un temps qui ne défile pas à la même
vitesse, pratiquement pas de références culturelles habituelles (à part
coca...!)… un souffle d’air frais pour l’esprit.
Le décor est planté, ça y est, le jour tant attendu de la rencontre
avec les musiciens pakistanais est arrivé. Rencontre imaginée mille fois,
telle une partie d’échec solitaire, objectif plaire et se plaire !
Ils nous attendent, tirés à quatre épingles en costume d’apparat. Les présentations
sont courtes, l’impatience est partagée.
Pas de
traducteur, ils parlent ourdou, bafouillent deux mots d’anglais.
Une chance ! Seul les yeux et la musique.
Un geste, il faut jouer, nous sommes les invités et c’est à nous de commencer.
« Un gars, une fille, un gars, une fille, deux lignes en place pour l’avant deux... » Une musique de danse, simple, efficace, .... Une évidence de dernière minute. Une poitevinité transcendée par les kilomètres sans doute.
Dés le deuxième tour, le dholek démarre simultanément avec le danseur de chameaux. Magie de l’instant, les pieds du danseur s’envolent tel un spécialiste de l’avant deux. Les regards se croisent, les sourires s’échangent. Le morceau terminé, Raja entame une introduction au benjo (sorte de vielle sans roue, à corde pincée), le chanteur suit, le dholek et le rubab emboîtent le pas, quant au danseur c’est comme s'il ne s’était pas arrêté....
L’heure du thé, héritage colonial...Les premiers mots (premiers gestes devrait-on dire) s’échangent.
A peine bu, les gorges encore chaudes, je lance un bourdon de la. Nos bredouillages linguistiques portent leurs fruits : le dholek, le benjo, le rubab, la tempura s’accordent sur ce bourdon...
La suite ? Venez l’écouter ! » Benoit
Dans le cadre du mois du Pakistan sur Paris, l’Alliance Française d’Islamabad propose une programmation d’artistes Pakistanais. Son directeur Matthieu Declercq en poste depuis dix ans sur place, souhaite réitérer une rencontre musicale entre musiciens français et pakistanais. Ayant lui même accueilli une première rencontre musicale en 2000 à Peshawar et ayant soutenu la tournée du concert Koyi Baat Nahi en 2002, il a tout naturellement proposé cette nouvelle rencontre.
« Des chants de bergers du Balouchistan ponctués des accords de l’accordéon diatonique, du saxophone, de la guitare et du violon. Des airs du Poitou accompagnés au rubab, au dhol, au benjo et à la tempura. Des voix qui se répondent, des timbres qui se frottent, des improvisations qui se rencontrent pour donner naissance à de nouveaux paysages sonores. L’avant-deux et la danse du chameau de connivence… Tout cela avec le plaisir évident de la découverte, de la complicité et de l’émotion.
La
source de cette aventure
Mars 2000 Benoit Guerbigny au sein de Buff Grol à l'initiative de Sylvie Mouroux part en tournée au Pakistan. Lors de l’ultime concert, il rencontre le Pastoral Baluchi Group avec qui il interprète un morceau en commun. Un moment magique qui fait frissonner tout le monde.
Juin 2000 Sous le charme de cette rencontre pleine d’émotions, Georges Lefeuvre, Délégué Général des Alliances Françaises au Pakistan, invite les musiciens pour la fête de la musique au mois de juin. Mais malheureusement leurs engagements les obligent à répondre négativement.
Ne pouvant en rester sur cette frustration, tout le monde s’allie pour mettre en place le projet 2001.
Hiver 2000/2001 Benoit Guerbigny, propose alors son duo avec Robert Thébaut pour continuer l’aventure.
Les musiciens
Pastoral Baluchi Group
Ustad Akhtar Channal, maître en musique balouche, a une présence scénique, un physique, une voix complètement captivants. Des chants de bergers pour la plupart, des complaintes, un répertoire très riche du sud du Balouchistan (sud ouest de Pakistan) mais aussi des créations et de l‘improvistion. Il a écrit la chanson « Dana Ba Dana » devenue populaire dans tout le Pakistan. Il est accompagné par trois autres musiciens tous aussi talenteux les uns que les autres avec leurs instruments intrigants : rubad, benjo, dhol. Et il y a aussi un danseur de chameaux aux prestations pleines d’énergie dans la rythmique et de finesse dans les gestes. On peut les entendre lors de mariages et autres festivités pakistanaises, et ils sont très modestement de grands professionnels de la scène.
AKHTAR CHANNAl Zehri VOIX, DANSE ET TEMPURA
Ses compagnons l’appellent Ustad, qui signifie Maître. Incontestablement il l’est, par ses connaissances, son talent ...Il se situe comme un fervent défenseur de sa culture traditionnelle, sans en être prisonnier puisqu’il compose également ses propres créations. Il se dit influencé dans sa musique, dans sa danse, dans son caractère par mère nature, ses vagues dans l’océan, ses cycles de lune, ses oiseaux comme les faucons et les aigles…Un artiste époustouflant par ses performances scéniques, captivant par la chaleur qu’il accorde aux autres.
RAJA BI JAN BENJO
Un Irano-Pakistanais de la côte Makran de la mer d’Arabie, musicien hors pair. Ne vous méprenez pas, il ne joue pas du banjo de la Nouvelle Orléans. En fait il s’agissait à l’origine d’un jouet japonais. Durant la deuxième guerre mondiale, les pakistanais n’ayant pas les moyens de s’offrir des instruments coûteux, s’en sont inspirés pour en fabriquer et l’élever au rang d’un véritable instrument, devenu de nos jours un instrument traditionnel pour les musiciens balouches. Il pourrait se rapprocher de ce que nous connaissons de la vielle. C’est un instrument à cordes non pas frottées mais grattées, avec un clavier lui permettant de jouer sur trois octaves. Raja est également luthier et a donc donné naissance à son instrument.
MUHAMMAD YAMEEN SALAHI RUBAB
Il est le fils de Imam Din Salahi, joueur de rubab de renommée internationale. C’est un instrument à corde qui vient de Turquie, très apprécié au Pakistan ainsi qu’en Afghanistan. A voir de près c’est un véritable bijou, sculpté et incrusté de nacre. Tous les membres de la famille jouent de cet instrument, mais c’est Muhammad, élève doué, qui perpétue l’image de la famille. Il est en recherche permanente de nouvelles sonorités et ne manquera pas de vous laisser des mélodies en tête...
ABDUL QUYM TABLA, DHOL sous reserve
Fils d’Akhtar, il baigne dans la musique depuis son enfance. Le dhol est une percussion à double peau, qu’il frappe à mains nues. Il apporte des sonorités, extrêmement riches et surprenantes, enrichies occasionnellement par le tabla qu’il manie tout aussi bien.
ABDUL HAQ DANSE et CLAQUES BOIS
Il danse à la manière du sud du Balouchistan, virevoltant autour des musiciens. Ses prestations sont pleines d’énergie dans la rythmique et de finesse dans les gestes. Ses performances sont de véritables prouesses tant par la qualité que par la liberté mais aussi par les capacités physiques ; car si vous lui conseillez de pas se fatiguer inutilement à la balance et de garder ses forces pour le concert il vous répondra qu’il peut danser pendant quatre heures sans s’arrêter.